Premiers acheteurs : 3 erreurs qui peuvent faire très mal (et comment les éviter)

Chantal QuirionCourtière hypothécaire - 3003462690

23 juil. 2026


Premiers acheteurs : 3 erreurs qui peuvent faire très mal (et comment les éviter)

Vous rêvez de votre première maison, mais le monde hypothécaire vous semble complexe, voire intimidant?

Vous n’êtes pas seul. Au Québec, je vois les mêmes pièges revenir encore et encore chez les premiers acheteurs… et ils peuvent coûter des dizaines de milliers de dollars sur la durée du prêt.

Voici les 3 erreurs les plus fréquentes – et surtout, comment les éviter dès maintenant.

1. Attendre trop longtemps avant de parler à un courtier hypothécaire

Beaucoup de premiers acheteurs pensent :

« Je vais attendre d’avoir trouvé LA maison avant d’appeler un courtier. »

Résultat : ils magasinent à l’aveugle.

Ce qui se passe en coulisse

Au Québec, votre capacité d’emprunt dépend entre autres de :

  • vos revenus (et leur stabilité);
  • vos dettes actuelles (cartes de crédit, auto, marges, prêts étudiants);
  • votre mise de fonds;
  • vos ratios GDS/TDS (part de vos revenus consacrée au logement et au total de vos dettes);
  • les règles d’assurance prêt (SCHL / Sagen / Canada Guaranty), surtout si vous mettez moins de 20 % de mise de fonds.

Sans analyse précise, il est très facile de :

  • tomber en amour avec une propriété… que le prêteur ne financera pas;
  • sous-estimer ce que vous pouvez réellement acheter et vous priver d’options intéressantes;
  • prendre des décisions de crédit (nouvelle auto, meubles, marge de crédit) qui font… baisser votre capacité d’emprunt au moment critique.

Pourquoi consulter tôt change tout

Parler à un courtier des mois, voire un an avant votre achat permet de :

  • savoir clairement votre budget (pas juste un chiffre approximatif d’un calculateur en ligne);
  • ajuster vos habitudes (rembourser certains comptes, optimiser votre dossier de crédit);
  • décider s’il vaut mieux acheter maintenant ou continuer à épargner pour accéder à un quartier ou un type de propriété qui vous convient vraiment;
  • comprendre les impacts des nouvelles règles (ex. amortissement jusqu’à 30 ans pour certains premiers acheteurs, prime d’assurance plus élevée si mise de fonds minimale, etc.).

En résumé : on ne dérange jamais un courtier en venant tôt.

Au contraire, c’est comme consulter un planificateur avant de partir en trek : plus on prépare le terrain, plus le voyage est fluide.

2. Oublier les frais qui s’ajoutent à l’achat

Beaucoup se concentrent uniquement sur la mise de fonds et la mensualité hypothécaire. Mais au Québec, plusieurs frais s’ajoutent à l’achat, et ils peuvent surprendre.

Les principaux frais à prévoir

Selon le type de propriété et la municipalité, voici ce qui revient le plus souvent :

  • Inspection préachat : souvent quelques centaines de dollars, mais ça peut vous éviter de très mauvaises surprises.
  • Évaluation (si le prêteur l’exige) : pour confirmer la valeur marchande de la propriété.
  • Frais de notaire : au Québec, c’est le notaire qui officialise la transaction et enregistre l’hypothèque.
  • Taxe de mutation immobilière (la fameuse taxe de bienvenue) : calculée sur le prix d’achat, elle arrive après la transaction et peut facilement représenter plusieurs milliers de dollars.
  • Ajustements à la signature :
  • taxes municipales et scolaires (si le vendeur les a payées pour l’année, vous lui remboursez la partie qui vous revient);
  • frais de condo payés d’avance, s’il y a lieu.
  • Frais de déménagement et installation :
  • électroménagers, meubles;
  • petites rénovations de départ;
  • connexions services (internet, électricité, etc.).

Pourquoi ces frais sont si importants

Si vous n’avez rien prévu pour ces montants :

  • vous risquez de vider toutes vos économies à la signature;
  • la moindre urgence (réparation, perte de revenu temporaire) devient stressante;
  • vous pourriez devoir recourir au crédit à taux élevé (cartes, marges non garanties).

Un courtier vous aide à dresser un budget réaliste de l’achat, pas seulement de l’hypothèque :

on parle d’un projet global, pas juste d’un paiement mensuel.

3. Se laisser séduire par le taux le plus bas… sans regarder les conditions

Le réflexe est humain : comparer les taux affichés et courir vers le plus bas.

Mais en hypothèque, le taux n’est qu’une partie de l’équation.

Ce que cachent certains « super taux »

Derrière un taux très agressif, on retrouve parfois :

  • des pénalités de remboursement très élevées en cas de bris de terme;
  • des restrictions de remboursement anticipé (vous ne pouvez presque pas accélérer vos paiements);
  • peu ou pas de flexibilité en cas de refinancement, de séparation, de vente ou d’achat d’une autre propriété;
  • des limitations sur la portabilité (transfert de l’hypothèque à une nouvelle maison);
  • des conditions particulières pour les revenus autonomes, les immeubles locatifs, les propriétés plus atypiques, etc.

Or, dans la vraie vie, les choses bougent :

  • changement de travail;
  • arrivée d’un enfant;
  • séparation;
  • besoin de rénover;
  • opportunité d’acheter plus grand ou ailleurs.

Un taux trop rigide peut devenir très coûteux le jour où vous devez renégocier, vendre ou refinancer. Une « économie » de 0,10 % au départ peut disparaître – et même se transformer en pertes – à cause d’une pénalité mal calculée ou d’un produit mal adapté à votre réalité.

Le bon réflexe

La vraie question n’est pas : « Quel est le taux le plus bas? »

Mais plutôt :

« Quel produit hypothécaire me coûte le moins cher sur l’ensemble du projet, en tenant compte de ma situation et de ce qui risque d’arriver dans les prochaines années? »

C’est là qu’un courtier indépendant fait toute la différence : il compare les conditions ET les taux, chez plusieurs prêteurs, pas seulement un.

« J’ai peur de déranger » : une fausse croyance qui vous nuit

Beaucoup de premiers acheteurs n’osent pas m’écrire parce qu’ils pensent :

  • « Je n’ai pas encore de projet précis. »
  • « Je ne suis pas prêt, je vais attendre d’avoir ma mise de fonds complète. »
  • « Je vais perdre son temps. »

En réalité, c’est l’inverse :

  • Plus on commence tôt, plus on peut clarifier vos chiffres et donc vos attentes.
  • Vous savez si votre projet est réaliste maintenant, ou s’il est plus sage de continuer d’épargner pour viser la maison qui vous fait vraiment rêver.
  • On peut éviter les mauvaises décisions de crédit en cours de route qui auraient réduit votre capacité d’emprunt.

Vous n’avez pas besoin d’avoir :

  • trouvé la maison;
  • une mise de fonds parfaite;
  • un plan béton.

Vous avez seulement besoin d’une chose : la volonté de comprendre et de bien vous préparer. Le reste, on le construit ensemble.

Mon rôle comme courtière hypothécaire

Concrètement, mon travail avec vous, premiers acheteurs, c’est de :

  • Écouter votre situation (revenus, dettes, objectifs, réalité familiale);
  • Analyser votre capacité d’emprunt selon les règles actuelles (prêteurs et assureurs comme la SCHL);
  • Vous expliquer les frais à prévoir pour éviter les mauvaises surprises;
  • Comparer pour vous les taux ET les conditions de différents prêteurs;
  • Vous expliquer, en termes simples, les impacts de chaque choix (fixe vs variable, 25 vs 30 ans, options de remboursement anticipé, etc.);
  • Vous accompagner du premier appel jusqu’à la signature chez le notaire, et même après.

En une phrase :

Mon rôle, c’est de vous éviter les pièges, clarifier le chemin et rendre votre projet solide, réaliste et beaucoup plus serein.

Prochaine étape : en parler, même si vous n’achetez pas demain

Si vous vous reconnaissez dans l’une de ces situations :

  • vous commencez à regarder les maisons « juste pour voir »;
  • vous épargnez pour une mise de fonds mais ne savez pas si vous êtes rendus;
  • vous avez peur de faire un faux pas avec vos finances avant d’acheter;

c’est le moment idéal pour qu’on discute.

Un simple échange permet de :

  • mettre des chiffres concrets sur votre projet;
  • identifier les points à améliorer;
  • planifier un chemin clair vers votre première propriété.

Vous n’avez pas besoin d’avoir toutes les réponses.

C’est précisément pour ça que je suis là.

Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre général et peuvent ne pas refléter les lois ou règlements en vigueur. Veuillez vérifier tout détail auprès d'un professionnel qualifié avant de prendre une décision. Certaines sections peuvent avoir été créées avec l'assistance de l'intelligence artificielle et devraient être validées pour en assurer l'exactitude.

Écrit par Chantal Quirion

Courtière hypothécaire - 3003462690